C’est ensuite Mariana que nous allons découvrir. Bien moins impressionnante que Ouro Preto, les deux principales places de la vieille
ville sont pleines de charme.
Inconcevable pour moi de revenir du Minas sans une pierre. Direction une carrière de Topazes impériales à quelques kilomètres de
Mariana.
Une rapide négociation avec les mineurs et je repars avec 3 petits cailloux, vendus pour être des topazes impériales (non encore
vérifié à ce jour). Et surtout le plaisir d’un petit rêve accompli.
Dernière étape de notre courte expédition, Belo Horizonte. C’est un saut dans le temps que nous effectuons en allant voir l’Eglise São
Francisco réalisée par l’architecte Niemeyer.
Trois journées bien remplies, de belles images en mémoire (et dans les appareils photos), un vrai dépaysement par
rapport à Rio.
Première étape de notre court séjour dans le Minas Gerais, la capitale Belo Horizonte. Arrivés de nuit dans un aéroport du bout du
monde, nous ne verrons pas grand-chose de la ville. Le lendemain matin, départ vers les cités coloniales sans prendre le temps d’une visite de cette ville grouillante d’activité.
Direction Congonhas. Etape obligatoire : les Prophètes de l’Alejandrinho. Impossible de les louper, il n’y a que cela à voir dans
cette ville sans aucun charme. Seule la place de l’église avec ses prophètes et son chemin de croix offrent un agréable voyage dans le temps.
Une route terrible relie Congonhas à Ouro Preto. On comprend qu’on est dans le Minas Gerais : le long de la route - ou du
chemin!-, les mines ou autres carrières se multiplient. Nous longeons une aciérie avant d’entrer dans Ouro Preto. Tiradentes puissance 1000. Une ville coloniale très bien conservée, des églises à
perte de vue. D’étroites rues pavées bordées de maisons blanches aux fenêtres colorées.
Toutes les églises ne présentent pas les mêmes attraits. Mes préférées :
Circuit classique ensuite avec la visite de la mine de Passagem. Ancienne mine d’or où travaillèrent jusqu’à 3500 personnes, elle vaut le
détour juste pour la descente sur un wagon en bois, façon Idiana Jones.
J'attendais des visiteurs pour ces visites. Et puis dix-huit mois se sont écoulés, il y a eu les visiteurs qui n'avaient pas le temps, ce qui n'étaient pas intéressés, ce qui n'ont pas voulu que
je les accompagne. Tant pis, j'y suis allée seule, préparant le parcours pour les prochains visiteurs.
La cathédrale :
L'église São Francisco da Penitência :
Photo volée, moment magique. Suivi par la visite encore plus étonnante du monastère de Santo Antonio par un moine qui a accepté de m'ouvrir les portes et de me faire découvrir de surprennantes
chapelle en cours de restauration.
La nuit, une fois par semaine, A cidade do samba s'enflamme et on peut assister à un show. Côté show, le spectacle est assez limité. Par contre, on s’amuse à
essayer des chapeaux extravagants de précédents défilés :
La soirée (au cours de laquelle on mange plein de petiscos pas mauvais accompagnés de
bières à volonté – ou d’une mauvaises caipirinha) se termine par un mini défilé. Et là, on obtient la photo que tout le monde vous enviera (enfin, surtout les hommes) :
Alors, comme tous les français de Rio, nous sommes allés voir le petit Nicolas, Carla, Bernard, Hervé, Xavier et les autres.
Petit cocktail sans saveur, discours du président à ses concitoyens brésiliens puis concert. Charles Aznavour qui chante La Bohème, ça vallait bien le déplacement. Et il y avait aussi Gilberto
Gil et Arthur H. Vive l'année de la France au Brésil !
Durant les six premiers passés au Brésil en tant que résidant, on a le droit de
conduire avec une simple traduction du permis français. Passée cette période, il faut obtenir le permis brésilien. Après avoir déposé un dossier épais à la Detran (Departamento Estadual do
Transito), s’être fait prendre en photo et avoir laissé ses empruntes digitales, il faut passer un examen psychotechnique et médical dans le centre qu’on vous indique.
En fait d’examen médical, il s’agit juste de vérifier qu’on y voit suffisamment pour
ne pas devenir le pire danger des routes brésiliennes. Donc 5 minutes avec un médecin, qui en profite pour vous prendre la tension des fois qu’il y ait un rapport avec l’aptitude à conduire… et
c’est réglé.
L’examen psychologique est un peu plus long. Il se comporte de 4 tests, du grand
classique ‘continuez la suite’ au très mystérieux ‘faites de barre’. Lors de ce dernier test, on doit juste faire des petites barres verticales sur une feuille et, au moment où la psychologue
l’indique, faire une barre horizontale avant de reprendre les verticales. Et ça pendant 3 bonnes minutes. Soit disant que ça permet de voir si on reste concentré. Ouaip… Enfin, on termine par un
entretien avec la psychologue que pose les trois questions réglementaires pour s’assurer que vous n’êtes à un psychopathe dont l’objectif serait d’écraser des piétons égarés.
Après tout ça, on vous déclare apte à la conduite et une petite semaine plus tard,
vous pouvez aller à la Detran, faire 2 bonnes heures de queue pour récupérer la fameuse ‘Carteira de Habilitação’.
Ce petit bout de papier est non seulement indispensable pour conduire mais c’est La
pièce d’identité parfaite car il y a une photo, le numéro du RNE et le CPF, numéros sans lesquels vous n’existez pas au Brésil.
Il y a quelques semaines, lors d’une après-midi ‘shopping grumeaux’, nous avions vu
l’annonce du concert d’Ana Carolina. Mais difficile d’anticiper l’achat des places pour cause de grumeaux difficilement prévisibles. Mais finalement, il semblerait qu’ils aient choisi d’attendre
sagement le bon moment et donc, au dernier moment, nous avons pu assister au show d’Ana Carolina.
Mon HMV l’a découverte grâce à l’album de duo avec Seu Jorge et il a été envouté par
sa voix. Et effectivement, cette voix a quelque chose de magique. Bon ce n’est pas une bête de scène mais elle offre un concert sans faute. Et même si on n’a pas eu droit à Seu Jorge pour
l’accompagner, E isso ai avec juste un piano en accompagnement, ça le fait.
Les week-ends pluvieux sont en général pour nous l’occasion de découvrir les musées
cariocas. Alors dimanche dernier, direction le Museo Historico Nacional, non pour une découverte car nous l’avions déjà visité il y a quelques mois, mais pour assister à une exposition
temporaire :
J’avais déjà lu pas mal d’articles sur cette exposition qui parcourt le monde,
beaucoup de critiques notamment sur l’aspect morbide. Peut-être que les brésiliens ont choisi de mettre l’accent sur l’aspect didactique de l’exposition et non sur le sensationnel ou le
spectaculaire, mais à aucun moment, on ne s’est senti mal à l’aise face à ses corps humains écorchés, découpés, éclatés. Au contraire, on reste admiratif devant la technique, on
apprend aussi, et on visualise ce que l’on sait déjà. Pour vous faire une idée, si vous ne l'avez pas vue, il y a quelques photos là.